Aller au contenu principal
Endalise Ouvrir mon dossier

Accueil > L’auteur

Jimenez Julien, l’auteur d’Endalise

Je conçois et j’édite Endalise. Cette page explique d’où vient cet outil, ce que j’ai observé auprès des femmes qui tiennent elles mêmes leur dossier endométriose, et la ligne que je m’impose pour ne jamais glisser du documentaire vers le médical.

Portrait de Jimenez Julien, fondateur d’Endalise et directeur de la publication du site

Je m’appelle Julien Jimenez. Je construis des logiciels français de petite taille, destinés à des situations précises que les grandes plateformes traitent mal parce qu’elles ne connaissent ni les formulaires, ni les délais, ni les interlocuteurs de notre pays. Endalise est l’un d’eux : il s’adresse aux femmes de trente cinq à cinquante ans qui vivent avec une endométriose diagnostiquée ou fortement suspectée, et qui doivent constamment prouver, dater, retrouver.

Je n’ai aucune compétence médicale et je n’en revendique aucune. Mon métier consiste à mettre de l’ordre dans des documents, à faire tenir une chronologie et à préparer un rendez vous. Tout ce qui touche au diagnostic, au traitement et à l’aptitude appartient aux professionnels de santé qui vous suivent.

Pourquoi un outil de dossier, et pas une application de cycle

Ce projet a commencé par une conversation à propos d’un classeur. Une amie de longue date, opérée deux fois d’une endométriose profonde, préparait un rendez vous dans un centre expert. Elle avait étalé sur sa table quatre piles de pochettes : les imageries d’un côté, les comptes rendus opératoires de l’autre, les ordonnances au milieu, et une pile de papiers qu’elle appelait le reste. Elle m’a dit une phrase que je n’ai pas oubliée : elle savait tout, mais elle ne pouvait rien montrer.

Ce jour là, elle a passé près de cinq heures à reconstituer quinze ans de parcours pour tenir vingt minutes de consultation. Elle a photographié des comptes rendus, réclamé par téléphone un document jamais reçu, réimprimé deux arrêts de travail, et écrit à la main une chronologie sur une feuille à petits carreaux. Ce travail, elle l’avait déjà fait au moins trois fois auparavant, pour trois praticiens différents, et il ne restait rien de ces versions successives.

J’ai regardé ce qui existait pour l’aider. Les applications de suivi de cycle savent noter une douleur et dessiner des courbes, mais elles ignorent le compte rendu d’IRM pelvienne, l’ALD 31 hors liste, la MDPH, le médecin du travail et la logique du parcours de soins français. Les coffres de documents savent stocker, mais ils ne datent rien et ne produisent aucune synthèse lisible par un praticien. Entre les deux, il n’y avait rien pour la femme qui tient son dossier elle même, et qui en a besoin trois fois par an, pas tous les jours.

Ce que j’ai observé en préparant Endalise

Pendant plusieurs mois, j’ai travaillé avec des patientes qui avaient accepté de me montrer leur classeur, leurs fichiers et leurs listes. Je ne leur demandais rien sur leurs symptômes : je leur demandais où étaient leurs pièces, comment elles les retrouvaient, et ce qui se passait quand une pièce manquait. Quatre constats sont revenus dans presque toutes les conversations.

Le premier : la douleur ne laisse pas de trace administrative. Une crise qui empêche de travailler mais qui ne donne pas lieu à un arrêt n’existe nulle part. Trois mois plus tard, quand il faut expliquer un rythme de travail devenu impossible, il ne reste que des souvenirs approximatifs, faciles à écarter.

Le deuxième : la pièce manquante est presque toujours la même. Un compte rendu d’imagerie ou d’intervention que personne n’a réclamé au bon moment, et que le service met des semaines à renvoyer. Une alerte posée le jour de l’examen aurait suffi.

Le troisième : les femmes hésitent à écrire, par peur d’en dire trop. Elles craignent qu’une note personnelle finisse lue comme un élément médical, ou qu’un document parte chez un employeur. Cette peur est légitime, et elle explique pourquoi la fiche destinée à la médecine du travail ne contient chez nous que des faits datés, sans diagnostic imposé et sans conclusion.

Le quatrième : la charge mentale du classement tombe toujours au pire moment, la veille du rendez vous, souvent en pleine période douloureuse. C’est pour cette raison que le journal de crise d’Endalise se remplit en trente secondes et qu’aucun champ de texte n’y est obligatoire.

La méthode de travail et les convictions produit

Endalise repose sur quatre règles que je m’interdis de contourner, même quand une abonnée demande le contraire.

Première règle, le logiciel ne conclut jamais. Il ne dit pas qu’une douleur est sévère, qu’une situation justifie un arrêt ou qu’un dossier remplit les critères d’une reconnaissance administrative. Il présente des faits datés et signale ce qui manque. La conclusion appartient au médecin traitant, au gynécologue, au centre expert, au médecin du travail ou au service médical de l’Assurance maladie.

Deuxième règle, les droits et les soins ne se mélangent pas. Une page qui explique la marche à suivre d’une demande d’ALD 31 hors liste ne parle pas de traitement. Une fiche sur le vocabulaire d’un compte rendu ne parle pas d’indemnisation. Cette séparation évite la confusion qui fait perdre du temps en consultation, et elle protège la lectrice contre les raccourcis.

Troisième règle, la donnée appartient à la patiente. Les pièces sont hébergées en France chez un hébergeur agréé données de santé, personne dans l’équipe éditrice n’ouvre un coffre, et l’export intégral se déclenche depuis le compte sans avoir à le demander. Un outil de preuve personnelle qui retiendrait vos preuves serait une contradiction.

Quatrième règle, l’effort demandé reste minuscule. Une fonctionnalité qui suppose une heure de saisie hebdomadaire ne sera pas utilisée par une femme qui travaille, qui gère une maison et qui a mal. Chaque écran est jugé sur le temps qu’il coûte un mauvais jour, pas sur ce qu’il permet un bon jour.

Ce que je fais moi même, et ce que je ne fais pas

J’écris les contenus documentaires, je tiens la bibliothèque sur les filières régionales et le vocabulaire médical français à jour, je réponds à l’assistance écrite et j’anime la revue collective mensuelle de la formule Dossier hors liste. Cette revue est une séance de travail sur les pièces et les démarches : quel document réclamer, comment rédiger une demande de compte rendu, comment préparer un entretien de médecine du travail.

Je ne donne aucun avis sur un traitement, je ne commente aucune imagerie, je ne me prononce sur aucune indication chirurgicale et je n’interviens jamais auprès d’un employeur, d’une caisse ou d’une maison départementale des personnes handicapées. Quand une question sort du cadre documentaire, je le dis et je renvoie vers le professionnel compétent ou vers une association de patientes.

L’éditeur, MLJ

Endalise est édité par MLJ, société par actions simplifiée unipersonnelle au capital de 500,00 euros, immatriculée sous le SIREN 934 769 837 au registre du commerce et des sociétés de Paris depuis le 30 octobre 2024. MLJ conçoit et exploite des services numériques français à destination du grand public et des professionnels, sans investisseur extérieur et sans publicité.

Je suis le directeur de la publication de ce site et le signataire de tous ses contenus. Les mentions légales complètes figurent sur la page mentions légales, le traitement de vos données est détaillé dans la politique de confidentialité, et les règles du service sont réunies dans les conditions générales d’utilisation. La liste complète des pages se trouve sur le plan du site.

Les neuf articles que je signe dans Le Dossier chronologique

Le magazine du site, Le Dossier chronologique, réunit neuf articles publiés le 3 septembre 2026, jour de la mise en ligne. Ils traitent du classement des pièces, des démarches françaises et de la préparation des rendez vous, jamais du traitement de la maladie.

Me retrouver ailleurs

Les liens ci dessous mènent à mes profils publics. Pour une question sur votre dossier ou sur une formule, écrivez plutôt depuis le formulaire de la page d’accueil : la réponse arrive sous un jour ouvré.

Site de Jimenez Julien X LinkedIn Facebook Instagram

Ouvrir mon dossier Endalise